El juzgado declara nulas algunas de las condiciones para poder percibir la prima.
Ayer, 22 de octubre de 2025, hemos conocido la sentencia emitida por la Audiencia Nacional por la prima pagada por la empresa en noviembre de 2023. Esta sentencia viene precedida de una demanda registrada por los sindicatos LAB, ELA, ESK y CGT.
A finales del 2023, la empresa Michelin España Portugal pagó una prima a parte de su plantilla a nivel de grupo, el cual dejaba fuera a varios colectivos. Así pues, y entendiendo que la empresa había aplicado criterios discriminatorios, el bloque formado por los sindicatos LAB, ELA, ESK y CGT registramos en el SIMA (homólogo al PRECO de la CAV) una solicitud de conciliación, previo registro de demanda en la Audiencia Nacional.
Al no haber llegado a acuerdo, el juicio por dicha prima se celebró el pasado 23 de septiembre, y hoy hemos tenido conocimiento de la sentencia. Esta sentencia aplica a todas las plantas que Michelin tiene en el Estado. Así pues, la sentencia ha declarado nula la exclusión de algunos colectivos de la percepción de esta prima. Concretamente, esto es lo que recoge dicha sentencia:
Declara nulo el excluir los periodos de incapacidad temporal para el cálculo de la paga.
Declara nulo que, al estar de incapacidad temporal el día 30 de noviembre, no se estuviera ejerciendo actividad laboral en la empresa, y por ello excluir a esas personas.
Declara no ajustado a derecho el hecho de tener que estar de alta en la empresa a fecha 30 de noviembre de 2023, si el no estar de alta fuera por motivos ajenos a la voluntad de la persona trabajadora (un despido previo, por ejemplo).
Así mismo, los periodos de excedencia por cuidados recogen que se deberían de haber tenido en cuenta para la percepción de esta paga. Con lo que, si alguien se encontrara en situación de haber estado de excedencia por cuidados durante ese año 2023, y no cobró la prima, podría reclamar su pago. Habrá que esperar a ver si la empresa plantea recurso, o por contra se marca la firmeza de la sentencia.
Aunque no hayamos logrado todas las pretensiones que se recogían en la demanda, ha quedado demostrado que, al menos en unos colectivos, sí que se debería de haber abonado la prima.
Aquellos sindicatos que durante estos casi dos años no han aportado nada, han menospreciado este proceso, o directamente se han colocado frente a él, deberían de recapacitar sobre el papel que han jugado. Hablamos, concretamente, de CCOO y UGT.
Se nos ha acusado de que este proceso haya amenazado y haya podido condicionar pagas futuras. No podemos dar por bueno que la empresa practique discriminaciones hacia nadie.
También ha quedado demostrado que hay otra forma de hacer sindicalismo, frente a aquellos que parecen defender más los intereses de la empresa, por mantener prebendas propias para ellos mismos.
Los sindicatos que menor representación ostentamos hemos sido quienes nos hemos enfrentado a la Multinacional Francesa para defender los derechos de todos y todas, incluso de aquellas plantas donde no tenemos representación alguna.
À l’occasion des 25 ans de LAB en Ipar Euskal Herria, nous nous sommes entretenus avec Argitxu Dufau, porte-parole de LAB en Iparralde. Nous avons évoqué le chemin parcouru, mais aussi les défis à venir.
On ne fête pas 25 ans tous les ans. Ce sera une année spéciale. Comment la vivez-vous ?
25 ans déjà. Parfois difficiles, parfois marqués par des victoires, de la joie, des désillusions, de la frustration… Et nous pensons que tout cela mérite d’être célébré. Nous avons tant de choses à fêter ensemble après ces 25 années. C’est donc avec joie que nous vivons ce moment, et nous sommes prêt·es à organiser un événement dans cet esprit.
C’est le moment de regarder en arrière et de mettre en valeur le chemin parcouru. Quels éléments soulignes-tu ?
Je dirais qu’il y a eu trois phases durant ces 25 années. La première phase, à mes yeux, tourne autour de la création de LAB. La première apparition publique de LAB, dans les rues de Baiona, a été très conflictuelle avec les autres syndicats, mais tout ne commence pas là. Je place aussi dans cette même phase les années 80 et 90, période où il y a eu des réflexions profondes : quel outil fallait-il pour les travailleur·euses d’Ipar Euskal Herria, pour les travailleur·euses abertzale ? Quels étaient leurs besoins ? Pourquoi LAB ? Pourquoi un syndicat abertzale ? Pourquoi le mouvement de gauche indépendantiste avait-il besoin d’un syndicat abertzale aussi en Ipar Euskal Herria ? Ensuite, il y a eu une deuxième phase, celle où LAB a continué à se développer, à s’étendre et à se construire, tant sur le plan technique qu’administratif. Après cela, il a fallu mettre en place notre action syndicale, aussi bien dans les entreprises que dans la rue. Il a fallu réfléchir à comment assurer notre présence, comment inventer cette autre façon de faire. Je vois aussi une dernière phase, celle d’aujourd’hui. Nous constatons que le syndicat a trouvé sa place dans le paysage syndical d’Ipar Euskal Herria, même si, rien n’est acquis et que nous devons toujours lutter. Nous sommes arrivé·es à un moment où nous avons gagné en légitimité. Nous avons fait notre place, mais nous devons continuer à nous développer.
Nous sommes le seul syndicat national. En pratique, nous travaillons et agissons dans des réalités administratives différentes. Comment cela se concrétise-t-il ?
À mon avis, c’est une force pour nous. Politiquement, pour commencer, mais pas seulement. Nous sommes présent·es dans les sept provinces de notre pays. En tant qu’abertzale, il est crucial de construire des ponts entre les différentes réalités. Pour la libération nationale, LAB est notre meilleur outil. Parfois, il peut y avoir des difficultés ou des obstacles. Pourquoi ? Dans notre petit pays, vivre au quotidien avec trois langues n’est pas toujours facile. Parce qu’avoir deux législations différentes n’est pas toujours facile. Les cultures militantes ne sont pas toujours identiques. Les rythmes, qu’on le veuille ou non, sont parfois liés à l’actualité de Paris ou de Madrid, et ne sont pas toujours les mêmes. J’ai utilisé le mot « obstacle », mais à mon sens, il faut transformer l’obstacle en force. Il faut montrer à Paris et à Madrid qu’il existe des alternatives, et qu’elles peuvent être construites depuis ici, Euskal Herria. Des alternatives pour construire un front face aux deux États.
Nous avons encore de nombreuses années devant nous. Les défis ne manqueront pas. Notre présence dans les lieux de travail s’accroît, renforçant notre capacité à répondre aux situations concrètes. Quels sont les prochains défis ?
S’organiser avec LAB dans les lieux de travail. C’est là, à mon avis, notre grand défi, et je pense que ceci est directement lié aux élections syndicales. C’est notre défi quotidien. Ensuite, nous devons travailler sur la manière dont nous portons notre projet, comment nous concrétisons notre proposition socio-politique par l’action syndicale. Si nous sommes à LAB et non dans un autre syndicat, c’est parce que nous voulons faire les choses autrement. Là aussi, nous avons de nouvelles étapes à franchir. À mon sens, l’action syndicale est également une clé pour exprimer cette autre façon de faire et pour organiser les travailleur·euses, dans les entreprises et dans la rue. Nous devons nous appuyer sur ces deux pieds
Sur ce chemin, les obstacles n’ont pas manqué, ni les attaques des autres syndicats. Pourtant, LAB construit des espaces de collaboration. Où en sommes-nous aujourd’hui ?
Nous avons souvent évoqué les obstacles. Où en sommes-nous ? Je soulignerais le travail que nous faisons pour organiser le 1er Mai. Pendant de nombreuses années, il était organisé par l’intersyndicale, en excluant LAB et en laissant très peu de place aux autres acteurs sociaux, qui pourtant ont leur place dans cette journée de lutte. À mon avis, nous avons été proactifs pour repenser, ouvrir cette journée et permettre à plus de monde de trouver sa place dans cette journée de lutte. Cette place leur revenait, mais ce n’était pas toujours exprimé ainsi. Et pourquoi est-ce que je souligne particulièrement cette journée ? Parce qu’elle illustre aussi le travail que nous faisons dans d’autres luttes, d’autres mobilisations.
LAB s’étend et doit continuer à s’étendre. Dans cette perspective, les élections syndicales sont un rendez-vous important. Quels sont les prochains rendez-vous ?
Je citerais d’abord les élections syndicales dans le secteur privé, par exemple : dans la fédération de l’industrie, dans la fédération des services privés, et en partie dans le médico-social — qui n’est toujours pas un service public aujourd’hui, mais privatisé—. Depuis les ordonnances de Macron les élections syndicales et surtout les droits syndicaux dans les entreprises ont été réformés. Cela a mécaniquement instauré un nouveau cycle électoral. Ainsi, très prochainement, cette année et la suivante, un cycle d’élections syndicales aura lieu dans le privé. L’objectif, bien sûr, est de poursuivre le travail entamé depuis longtemps dans les entreprises et aussi de s’organiser dans de nouvelles entreprises.
Et pour ce qui concerne la fonction publique ?
Dans la fonction publique, il y a trois axes. D’une part, la fonction publique territoriale : mairies, la communauté d’agglomération, les conservatoires et autres lieux similaires ; il y a aussi la fonction publique hospitalière, avec les différents hôpitaux comme ceux de Baiona, Donibane Garazi, Maule ou Donapaule. Enfin, ce qu’on appelle la fonction publique d’État. Mais pour résumer, en ce qui concerne la fonction publique d’État, la seule élection à laquelle nous nous présentons actuellement est celle de l’enseignement. Celles-ci auront lieu en décembre 2026. Bien sûr, ce type d’élections ne se prépare pas au dernier moment. Nous commençons dès maintenant à rencontrer les membres, à préciser ce que nous proposons aux travailleur·euses, tant sur le plan organisationnel que sur les propositions syndicales que nous faisons pour les agent·es de la fonction publique.
Mais en parallèle, nous mènerons aussi des luttes plus générales, comme la dynamique « Hemen Erabaki ».
Nous avons renouvelé la proposition « Hemen erabaki » et nous voulons approfondir dans cette voie. En 2012, nous avions publié pour la première fois une proposition intitulée « Bertan Erabaki ». Plus de dix ans sont passé, et nous avons donc décidé d’adapter notre proposition, car la situation politique, institutionnelle et sociale a beaucoup changé. La première proposition se concentrait sur les travailleur·euses du privé, dans le cadre de la négociation collective. Nous y avons ajouté une deuxième proposition, destinée aux travailleur·euses de la fonction publique. Et nous avons aussi ajouté une troisième revendication ou proposition : la création d’un Observatoire socio-économique à l’échelle d’Ipar Euskal Herria. En 2012, notre proposition ne concernait aucune institution propre, car il n’y en avait pas. Aujourd’hui, nous faisons cette proposition car il existe une institution, la communauté d’agglomération, et il est nécessaire d’y avoir un observatoire comme celui-ci. Les prochaines étapes consisteront à améliorer et à diffuser notre proposition. Nous avons beaucoup de pédagogie à faire autour d’ « Hemen Erabaki ». Il s’agit d’un projet proposé par LAB, mais aussi d’une revendication et un besoin pour l’ensemble du territoire.
LAB est un syndicat sociopolitique, et nous avons la vocation de provoquer des transformations profondes. Quel sera le rôle de LAB dans le processus « Batera » ?
L’objectif de Batera est de progresser dans ce processus institutionnel pour obtenir plus de compétences et changer le statut institutionnel. C’est aussi un espace où se rencontrent différents acteur·trices. Et là, il est important, selon nous, de mettre en avant les questions sociales dès le départ. Et, bien sûr, d’intégrer le monde du travail à la plateforme Batera, afin d’obtenir plus de compétences. Il existe différentes déclinaisons, et celle que nous devons porter est la négociation collective locale. En résumé, il s’agit d’obtenir pour Ipar Euskal Herria la reconnaissance institutionnelle et sociale dont il a besoin. Pour cela, il est crucial et indispensable d’avoir, sur ce territoire, un espace propre de négociation collective.
Comment s’annonce la rentrée scolaire au Pays Basque Nord ?
Nous sommes en plein cycle de mobilisations, surtout depuis que Bayrou a rendu publique une proposition de budget d’austérité. Depuis, les mobilisations se multiplient : journées de blocage, journées de grève, etc. LAB, bien sûr, a sa place dans ces luttes, car nous sommes directement touchés. Mais il est vrai que nous devons aussi profiter de ces moments pour montrer ce qu’est LAB, ce que nous proposons et ce qu’est aussi le Euskal Herria.
Argitxu Dufau: “LAB es la mejor herramienta para la liberación nacional”
Argitxu Dufau, portavoz de Ipar Euskal Herria. Analizamos el camino recorrido y debatimos los retos que deberemos afrontar en los próximos años.
25 años no se cumplen todos los días. Será un año especial. ¿Como lo estáis viviendo?
Han pasado 25 años. A veces difíciles, a veces con victorias, alegrías, decepciones, frustración… Y pensamos que todo eso hay que celebrarlo. Tenemos que celebrar juntas y juntos todo lo que ha pasado en estos 25 años. Así que lo vivimos con alegría y dispuestas a organizar la celebración de forma colectiva.
Es un buen momento para mirar atrás y valorar el camino recorrido. ¿Qué subrayaríais?
Yo diría que, en estos 25 años, ha habido tres fases. La primera la sitúo en torno a la creación. La primera aparición de LAB, en las calles de Baiona, fue muy conflictiva en relación con otros sindicatos, pero no todo empezó ahí. «La primera aparición pública y también las décadas de los 80 y 90, yo las sitúo en la misma fase, en la que existían distintas reflexiones: ¿Qué tipo de instrumento hacía falta en Ipar Euskal Herria para los y las trabajadoras abertzales? ¿Qué necesidades había? ¿Qué era lo que hacía falta? ¿Por qué LAB? ¿Por qué un sindicato abertzale? ¿Por qué la izquierda abertzale necesitaba un sindicato abertzale también en Ipar Euskal Herria? Luego hay una segunda fase, la relativa a cómo se ha extendido, ampliado y construido el sindicato, tanto técnica como administrativamente. Después de eso, cómo se crea, cómo se alimenta la acción sindical, tanto en las empresas como en la calle. Cómo asegurar nuestra presencia, cómo acertar con esa nueva forma de hacer las cosas. También veo una última fase, la actual. Observamos que el sindicato se ha hecho un hueco en el panorama sindical en Ipar Euskal Herria, aunque aún nos queda mucho por lo que luchar. Aún así, hemos llegado a un momento en el que hemos ganado en legitimidad. Nos hemos ganado nuestro sitio y tenemos que seguir extendiéndonos.
Somos el único sindicato nacional. En la práctica tenemos que actuar en diferentes realidades administrativas. ¿Cómo se materializa esto?
Creo que para nosotras es un punto positivo, es una fortaleza. Para empezar, desde un punto de vista político, aunque no únicamente desde ahí. Estamos presentes en las siete provincias de nuestro país. Como abertzales, eso es muy importante para tender puentes. LAB es la mejor herramienta para la liberación nacional. A veces también puede haber algunas dificultades u obstáculos. ¿Por qué? En nuestro pequeño país, funcionar a diario con tres lenguas no siempre resulta fácil. Tampoco lo es funcionar bajo dos marcos legales distintos. La cultura militante no siempre es la misma. Los ritmos, queramos o no, a veces están ligados a la actualidad de París o Madrid y no siempre son iguales. En mi opinión, debemos convertir los obstáculos en fortaleza, para demostrar a París y Madrid que hacen falta alternativas, que efectivamente existen, y que se pueden construir desde Euskal Herria; alternativas para construir un frente ante los dos Estados.
Nos quedan muchos años por cumplir. No nos faltarán retos. Nuestra presencia en los centros de trabajo está aumentando, al igual que nuestra capacidad de responder a situaciones específicas. ¿Cuáles son los próximos retos de cara a los diferentes ámbitos?
Organización, tanto en los centros de trabajo como en el seno de LAB. Creo que este es un gran reto y lo relaciono con las elecciones sindicales. Ese es nuestro desafío en el día a día. Luego tenemos que trabajar cómo desarrollamos nuestra propuesta socio-política, cómo llevamos a cabo la acción sindical si estamos en LAB y no en otro sindicato, porque queremos hacer las cosas de otra manera y ahí también tenemos nuevos pasos que dar. Creo que la acción sindical también es clave para expresar esa otra forma de hacer que es nuestra y para organizar a los y las trabajadoras, en las empresas y en la calle. Esas tienen que ser nuestras dos bases.
En esta trayectoria no han faltado los obstáculos ni los ataques por parte de otros sindicatos. Sin embargo, LAB está construyendo espacios de colaboración. ¿En qué momento nos encontramos?
Destacaría el trabajo que realizamos para organizar el Primero de Mayo. Durante muchos años se organizaba como intersindical, se excluía a LAB y apenas se dejaba espacio a otros agentes del movimiento social, que deben tener su lugar en este día de lucha de la clase trabajadora. Creo que hemos sido proactivas para reinventar ese día, hacerlo más inclusivo y para que más gente sienta que tiene su lugar en dicha jornada de lucha. Debían tener su sitio, pero no siempre se planteaba así. ¿Y por qué hago especial hincapié en ese día? Porque ilustra también el trabajo que hacemos en otras luchas, en otras movilizaciones.
LAB se está extendiendo y tiene que seguir en la misma dirección. En este sentido las elecciones sindicales son una cita importante. ¿Cuáles son las próximas citas?
Mencionaré las elecciones sindicales, por ejemplo, en el sector privado. Es decir, en la federación de Industria, en la de Servicios Privados y en parte del sector sociocomunitario, que en la actualidad no es un servicio público, ya que está privatizada. Desde las medidas planteadas por Macron, desde esta nueva reforma, se han reformado las elecciones sindicales y, especialmente, los derechos sindicales en las empresas. Debido a esto, se ha instalado un ciclo de elecciones sindicales de forma automática. Por lo tanto, pronto, este año y el siguiente habrá un ciclo de elecciones sindicales también en el sector privado. El objetivo es seguir con el trabajo que llevamos haciendo en las empresas desde hace mucho tiempo, y entrar también en empresas nuevas.
¿Y en lo que respecta a la función pública?
En la función pública existen tres ámbitos. Por un lado, la función pública del territorio. Aquí tenemos a los ayuntamientos, la mancomunidad, los conservatorios y centros similares; pero también a la función pública de los hospitales. Hay distintos hospitales en Baiona, Garazi, Maule y Donapaleu. Y luego contamos con la denominada función pública del Estado. Pero, en resumen, las únicas elecciones en las que nos presentamos son las de la enseñanza. Todas se celebran el mismo día, serán en diciembre de 2026. Por supuesto, unas elecciones de estas características no se preparan en el último momento. Empezamos a reunirnos con la gente, para concretar lo que proponemos de cara a las y los trabajadores, a nivel organizativo, y definir las propuestas sindicales dirigidas a las y los trabajadores de la función pública.
Pero con ello también desarrollaremos luchas más amplias, como la dinámica “Hemen erabaki” (Aquí decidimos).
Hemos renovado la propuesta “Hemen erabaki” y vamos a profundizar en ella. En 2012 la dimos a conocer por primera , han pasado más de 10 años y hemos decidido actualizarla, debido a que la situación política, institucional y social ha cambiado. El ámbito de negociación colectiva se centraba en las y los trabajadores del sector privado, por lo tanto, le hemos sumado una segunda propuesta para los y las trabajadoras del sector público. Y hemos añadido una tercera reivindicación o propuesta, crear un Observario Socieconómico a nivel de Ipar Euskal Herria. Además, en 2012 no existía la Mancomunidad, carecíamos de institución propia, y ahora existe una institución en Ipar Euskal Herria; es necesario disponer de un observatorio de esas características. Pretendemos continuar alimentando y extendiendo nuestra propuesta. Tenemos mucha pedagogía por hacer en torno a “Hemen erabaki”. El objetivo es que este proyecto propuesto por LAB se convierta en una reivindicación o necesidad de todo el territorio.
El nuestro es un sindicato sociopolítico, con una clara vocación de generar transformaciones de calado. ¿Cuál será la labor de LAB en el proceso Batera que se va a abrir?
El objetivo de Batera es avanzar en el proceso institucional para conseguir más competencias y cambiar el estatus institucional. Esa es la dinámica. Además, se trata de un espacio en el que nos reunimos diferentes agentes. En nuestra opinión, es importante que se contemplen los temas sociales desde el principio. Y por supuesto, que el ámbito laboral esté presente en la plataforma y por consiguiente, conseguir más competencias. Puede haber diferentes declinaciones y la que nosotras tenemos que llevar es que se negocie aquí, que Ipar Euskal Herria tenga el reconocimiento institucional que necesita, el reconocimiento social. Para ello es importante e indispensable que este territorio disponga de un ámbito propio de negociación colectiva.
¿Cómo se presenta el curso en Ipar Euskal Herria?
Nos encontramos en un ciclo de movilizaciones desde que Bayrou presentó de forma pública una propuesta de presupuestos basada en la austeridad. Desde entonces las movilizaciones se están multiplicando, sean jornadas de bloqueo o huelga, etc. LAB tiene su espacio en estas luchas que nos afectan directamente. Pero es verdad que también desde aquí tenemos que conseguir mostrar qué es LAB, cuál es la propuesta que realizamos y también qué es Euskal Herria.
El Consejo Económico y Social de Navarra (CES) se ha reunido hoy en Pamplona para abordar el Anteproyecto de Presupuestos Generales de Navarra para 2026. El sindicato LAB critica que la inversión social y la inversión en servicios públicos como sanidad y educación pierden peso e importancia en unos presupuestos que alejan a Navarra de Europa. En la misma línea, advierte que de no avanzar en fiscalidad en términos de progresividad y reparto de la riqueza (que pague más quien más tiene), Navarra dejará de ser eficaz en servicios públicos con respecto a Europa.
En opinión del sindicato LAB, el debate sobre los presupuestos de Navarra de 2026 debe situarse dentro de la lógica de diseñar una política presupuestaria y fiscal que permita desarrollar una estrategia de fortalecimiento de los servicios públicos que incluya también la creación de un sistema público de cuidados, acabar con los privilegios fiscales de los que más tienen para repartir la riqueza, así como desarrollar una verdadera política de empleo que mejore las condiciones de vida y de trabajo de los trabajadores y trabajadoras navarras.
Al parecer, a través de los tributos se costeará el 84,56% de los presupuestos. El ingreso tributario esperado será del 19,18% sobre el PIB, cuando en la Unión Europea ha superado el 26% de media en los últimos años. En Navarra con la presión fiscal que existe en Europa, con su misma competitividad, tendríamos 1.880 millones de euros más para redistribuirlos presupuestariamente. Suficiente para salir de la autocomplacencia actual y abordar con ambición prioridades como el empleo, la sanidad pública, la educación pública o la compra de vivienda.
El sindicato LAB está preocupado por los discursos populistas de la extrema derecha y empresarios. Geroa Bai y también el PSN siguen a CEN, VOX, PP y UPN adoptando en relación a los impuestos discursos que buscan profundizar en la desigualdad y el debilitamiento de los servicios públicos. La competitividad de Navarra debe basarse en la cohesión social y la justicia social. Los empresarios en Navarra pagan cinco veces menos que los trabajadores a la Hacienda Foral.
En lo que a la inversión social se refiere no se producen recortes, pero importantes partidas que afectan a servicios públicos esenciales pierden peso en los presupuestos de 2026 con respecto al PIB.
Así, si bien la cantidad destinada a sanidad se incrementa en un 3,33% resultando la mayor partida presupuestaria representando un 24,55% de los presupuestos, supone el 5,28% sobre el PIB (5,30% el año pasado); lo que demuestra que en los últimos años la inversión está cayendo y la apuesta del Gobierno no responde a las necesidades para resolver los problemas de Osasunbidea, ni al fortalecimiento de un Sistema Público de Salud, ni tampoco a la ambición y competitividad del ámbito europeo, donde el gasto medio de la Unión Europea respecto al PIB ha sido superior al 8% de los últimos años.
En cuanto a Educación, se produce un aumento de la cantidad destinada en un 2,97%, lo que representa el 16,78% de los presupuestos y el 3,61% respecto al PIB (el año pasado fue del 3,64%). En cambio, el gasto medio de la Unión Europea respecto al PIB en educación ha sido superior al 4,7% en los últimos años. La incapacidad y prepotencia del consejero de Educación el señor Gimeno, se ve acompañada de una falta de inversión en recursos personales y materiales para responder a los retos de la educación pública en Navarra, con una plantilla activa y movilizada. Aquí también la inversión está cayendo. Por lo que LAB insiste en su propuesta de elevar la inversión en la educación pública al 6% del PIB.
En el apartado de inversión social existen otras partidas importantes y que son las siguientes: UPNA para el edificio médico, compra de vivienda, material sanitario y obras. También otra relativa al ciclo 0-3 y escuelas infantiles, pero insuficiente para publificar dicho ciclo y ordenar la oferta educativa que desde lo público tienen que garantizar las instituciones con la financiación del Gobierno de Navarra.
Mención positiva requiere el fortalecimiento de la partida referente a la “Protección Social Reforzada”. Así, la “Atención a la infancia” recoge un incremento del 35,74% (68,4 millones de euros), la igualdad entre hombres y mujeres un incremento del 21,93% (4,6 millones de euros) y la partida contra la violencia machista otro incremento del 16,17%. Estos importantes incrementos son necesarios para transformar estas realidades.
Todos los sectores privatizados de cuidados están bloqueados. Las residencias de personas mayores siguen sin convenio de Navarra y su solución requiere de apoyo presupuestario. El Gobierno de Navarra tiene bloqueados los convenios de las fundaciones públicas Gizain y Fundapa que necesitan también apoyo presupuestario para la equiparación. En Intervención Social, la transformación del sistema requiere una importante inversión económica. Por último, el Convenio Sectorial de Discapacidad también necesita apoyo presupuestario.
Por tanto, si bien es positivo el incremento de las partidas mencionadas el destino final de las mismas es lo importante y lo que el Gobierno de Navarra debe aclarar.
Finalmente, de este anteproyecto de presupuestos destaca el aumento enorme del gasto o la inversión en el ámbito de la industria para la transición energética y transformación industrial, para lo que se prevén grandes subvenciones.
LAB durante estos últimos meses ha exigido al Gobierno de Navarra recuperar la política industrial abandonada durante años en nuestro territorio para hacer frente a la situación de destrucción de empleo del sector y afrontar los retos futuros en ese sentido (transición energética y transformación). LAB exige que dicha política y presupuesto se destine a poner condiciones que aseguren y protejan los puestos de trabajo de los trabajadores y trabajadoras navarras, que se destine a una política industrial para la transición ecosocial que ponga en el centro de las decisiones políticas a la clase trabajadora. En su lugar, el Gobierno quiere utilizar ese dinero para asegurar la rentabilidad del capital, poniendo en sus manos dinero público sin poner condiciones a los empresarios.
Por último, en unos tiempos en los que nos hacen creer que las guerras son la solución a todos los problemas, LAB se opone firmemente a cualquier intención de abrir la puerta a la industria armamentística u a otros negocios de este tipo. Y detrás de estos presupuestos no hay ningún criterio explícito al respecto.
Hoy nos concentramos ante la sede del Gobierno de Navarra, y a sabiendas de que las personas que deberían tomar cartas en este asunto se encuentran en su interior, para que nos oigan. Por ello, vamos a tratar de generar el mayor ruido posible y así les será imposible negar que nos han y escuchado.
En los últimos 15 años el Gobierno de Navarra nos ha robado miles de euros a todas las personas que trabajamos en la Administración. En 2010 nos redujeron el salario un 5% de media en lo que presentaron como una medida puntual. Sin embargo, esa medida nunca se ha revocado y 15 años después seguimos con los salarios rebajados.
Desde entonces, las subidas que han experimentado nuestros salarios han sido siempre inferiores al IPC, y entre 2010 y 2015, por ejemplo, la subida salarial fue cero. En estos últimos 15 años la diferencia entre lo que ha subido nuestro salario y lo que ha subido el IPC alcanza 20 puntos porcentuales; es decir, a día de hoy percibimos un 20% menos que hace 15 años.
Al mismo tiempo, aquella rebaja salarial, o directamente, aquel robo de nuestras remuneraciones, supuso romper la proporcionalidad salarial entre los diferentes niveles de la Administración, algo que va en contra de lo que marca el Estatuto. Se entiende mejor si decimos que, debido a este incumplimiento del Estatuto, quienes trabajan en el nivel A han perdido en estos años en el salario base más de 31.000 euros, los del B más de 18.000, los del C más de 10.000 y los del D más de 3.000. Esto solo en cuanto al salario base. A estas cantidades habría que añadir los complementos de cada puesto, que se calculan en función del salario base. Así pues, la pérdida acumulada es mucho mayor aun que las cifras señaladas más arriba.
El atraco al que nos vemos sometidos por la Administración es todavía más grave si tenemos en cuenta que tiene establecido para el nivel E un salario inferior al salario mínimo interprofesional. Recordamos que lo que cobra el nivel E sirve de base para calcular lo que percibe el resto de niveles, por lo que nuevamente debemos hablar de miles de euros que se suman al robo de nuestras remuneraciones.
• El Gobierno de Navarra está incumpliendo lo que marca el Estatuto en cuanto a la proporcionalidad de los salarios entre los diferentes niveles.
• El Gobierno de Navarra está incumpliendo la aplicación del salario mínimo interprofesional.
• El Gobierno de Navarra está incumpliendo su obligación de garantizar unas remuneraciones justas para quienes trabajamos en la Administración.
• El Gobierno de Navarra lleva15 años robándonos y continúa haciéndolo en cada nómina que recibimos.
Desde LAB hemos reclamado en repetidas ocasiones al Gobierno de Navarra la recuperación de nuestro nivel salarial previo a este ciclo de 15 años, pero no han tomado ninguna medida para afrontar esta reclamación. También hemos pedido un reconocimiento de la deuda que tienen contraída con toda la plantilla y una planificación para devolver todo lo que nos han robado.
Por todo ello, os animamos a seguir movilizándonos para reclamar, nada más y nada menos, que aquello que nos corresponde. LAB, desde luego, no cesará en su empeño y seguirá poniéndolo una y otra vez sobre la mesa.
En la conciliación promovida por los sindicatos ELA y LAB, la patronal de la CAV se niega por tercera vez a negociar el salario mínimo propio
En los últimos meses, los sindicatos ELA, LAB, ESK, STEILAS, HIRU y ETXALDE estamos trabajando con intensidad por un salario mínimo propio. Para ello hemos abordado dos vías: por un lado, el acuerdo interprofesional que, en el marco de las competencias con las que contamos, posibilitaría un salario mínimo propio para todas y todos los trabajadores; y por otro, la modificación del estatuto de los trabajadores mediante el impulso de la iniciativa legislativa popular y la asunción por parte de las comunidades autónomas de la competencia para establecer un salario mínimo propio.
Pese a que la Iniciativa Legislativa Popular (ILP) contara con el apoyo de 138.495 firmas, el Gobierno Vasco ha presentado un informe desfavorable que, supuestamente era jurídico, pero lo ha revestido de argumentos netamente políticos para poder posicionarse en contra. El PNV ha mostrado de forma clara su oposición a la iniciativa legislativa popular, ha dado la espalda al paso que se podía dar en beneficio de las y los trabajadores y en el camino de la soberanía.
El Gobierno Vasco y la patronal, ambas, optan por bloquear la vía del salario mínimo propio. Confebask ha vuelto a rechazar hoy la mejora de las condiciones laborales y de vida de miles de trabajadores y trabajadoras y el paso que necesita este país.
Urge moverse ante esta situación de bloqueo. La mayoría social y política se ha mostrado públicamente a favor de un salario mínimo propio, y esto no puede quedarse en meras palabras. Tenemos que frenar la pobreza, y necesitamos medios para reducir la cada vez más manifiesta precariedad y las brechas salariales. Hacemos un llamamiento a todos los partidos políticos a que voten en el Parlamento a favor de la iniciativa legislativa popular, ya que no es posible defender de palabra la necesidad de un salario mínimo propio y posicionarse a través de las acciones en contra de la iniciativa legislativa popular.
Por otro lado, tenemos que obligar a Confebask a moverse. Ya es hora de que el Gobierno interpele de verdad a Confebask y le obligue a negociar el salario mínimo.
En los próximos meses vamos a reforzar el camino de la movilización. Obligar a mover posiciones es imprescindible y para ello utilizaremos todas las herramientas a nuestro alcance. Vamos a seguir trabajando porque creemos que es una medida que va a mejorar las condiciones laborales y de vida de las y los trabajadores vascos, porque es la manera de dar el paso en el camino de la soberanía. Tenemos que seguir interpelando y presionando a Confebask y es hora de que el Gobierno asuma su responsabilidad en ello.
Hoy se ha celebrado en Lakua la reunión de la Mesa General de la Función Pública de la CAV. Según LAB, la actitud mostrada por el Gobierno Vasco mantiene tres rasgos habituales: rechazo e imposición en la negociación colectiva; rechazo de las posibilidades de autogobierno y dependencia de Madrid; y continuidad con los gobiernos anteriores presididos por Pradales.
LAB presentó por escrito mejoras a las propuestas que el Gobierno nos presentó, y hoy las hemos analizado por ámbitos: medidas para el personal de cuidados mercantilizados; para todo el personal público bajo la Mesa General; Educación; Osakidetza; Gobierno Vasco; Lanbide; Justicia; EITB; empresas públicas; y personal de servicios públicos privatizados.
Hemos subrayado las prioridades de cada ámbito, solicitando partidas presupuestarias y financiación para ellas: financiación necesaria para los convenios; inversión para reducir ratios; recursos y planes para la euskaldunización; subidas salariales frente a la pérdida de poder adquisitivo del 20% en los últimos años; financiación para reducir la jornada a 30 horas; planes de rejuvenecimiento; inversión para reducir la temporalidad y estabilizar los puestos de trabajo, así como estructurar y crear nuevos puestos; medidas para la salud laboral; y procesos de recuperación de servicios privatizados y financiación para equiparar y homologar los salarios del personal en el camino hacia la publicización.
El Gobierno Vasco ha presentado una visión idílica de la situación de los servicios y del empleo público, mostrando una actitud de no negociación. LAB ha visto rechazadas todas sus propuestas.
Este año, nuevamente, ha ignorado el autogobierno y ha dejado claro que espera los criterios de Madrid, sin presentar ninguna propuesta. Desde LAB hemos señalado que los límites impuestos desde el Estado español pueden superarse mediante acuerdos complementarios, como hemos logrado en todos los convenios firmados en la educación pública. Sin embargo, ha renunciado a la posibilidad de extender la función pública a todo el personal público. Queda claro que se trata de una cuestión de voluntad, y que la voluntad solo puede cambiarse mediante la lucha.
LAB también se ha movilizado esta vez para influir en los presupuestos a favor de un empleo público de calidad y mejores condiciones laborales. Para lograr avances en esa dirección, como se ha demostrado muchas veces y ha quedado claro hoy, la lucha es el único camino.
Mañana, 22 de octubre, haremos un intento de conciliación con Confebask en el Consejo de Relaciones Laborales (CRL), en Bilbo. Confebask y el Gobierno Vasco rechazan la participación del Gobierno Vasco.
El Gobierno Vasco quiere cerrar todas las vías a establecer aquí un salario mínimo propio. Ha rechazado la reivindicación de dignificar las condiciones de vida de las y los trabajadores vascos: por un lado, la negativa a mediar en el intento de conciliación que tendremos mañana con la patronal. Por otro lado, se niega a tramitar la Iniciativa Legislativa Popular apoyada por 138.495 firmas. El Gobierno Vasco ha rechazado en apenas un mes lo solicitado por casi 300.000 trabajadoras y trabajadores a través de sus firmas, rechazando, primero, la iniciativa legislativa popular de las y los pensionistas, y, después, la del salario mínimo propio.
La ILP no tiene excusas desde el punto de vista técnico y, por tanto, el informe del Gobierno debería permitir llevar el debate al Parlamento. Sin embargo, el Gobierno de Pradales, en clara posición antidemocrática, esgrime argumentos políticos para cerrar las puertas al debate.
Es una hipocresía absoluta la del Partido Nacionalista Vasco: minusvalora la modificación de una ley estatal para poder acceder al salario mínimo propio argumentando que se debería recoger en el Estatuto de Autonomía, cuando durante 40 años no ha manifestado ninguna voluntad de asumir la competencia del salario mínimo propio en el Estatuto de Autonomía. Limitar este asunto exclusivamente a la negociación colectiva es condenar a la clase trabajadora vasca al Salario Mínimo Estatal. El Gobierno sabe perfectamente que Confebask no está dispuesta a negociar el salario mínimo que necesita la clase trabajadora vasca y está dando por buena su postura. No ha hecho absolutamente nada para presionar a la patronal.
El PNV ha relacionado el tema del salario mínimo propio con el debate del estatus. Está mintiendo. LAB le ha pedido una reunión para hablar del estatus y el PNV lo ha rechazado argumentando que los temas sindicales no tienen espacio en ese debate. Con los otros partidos no tenemos inconveniente en que en las reuniones bilaterales también se hable de este tema. En consecuencia, tanto en el Parlamento Vasco como en el debate sobre el estatus, el PNV quiere quitar voz a los sindicatos, a las y los trabajadores.
La clase trabajadora vasca necesita un salario mínimo propio, porque es una vía importante para hacer frente a las brechas salariales, para repartir la riqueza de una manera más adecuada, para poner límites a la precariedad y para reducir la pobreza. En Euskal Herria necesitamos un salario mínimo propio. La patronal y el Gobierno Vasco quieren obstaculizar las dos vías en las que estamos trabajando. La persistencia del binomio entre el PNV y Confebask no es buena noticia para la clase trabajadora vasca. Es hora de reforzar las movilizaciones en la lucha por el salario mínimo propio. LAB seguirá trabajando tanto el los centro de trabajo como en la calle.
La fundación Ipar Hegoa celebró el pasado 16 de octubre en Donostia sus Encuentros Sindicales bajo el título “Acción sindical transformadora”, diez años después de que se iniciara el proceso Birpentsatzen. Una vez asentadas las bases de la estrategia de sindicalización y de la acción sindical en los últimos años, el objetivo de estos encuentros fue profundizar en las mismos. Más de 200 miembros del sindicato participaron en la primera sesión. El 23 de octubre tendrá lugar la segunda sesión de los encuentros.
La primera intervención fue la del coordinador general, Igor Arroyo. Comenzó aludiendo al «hito histórico» que marcaron los exitosos paros y movilizaciones del 15 de octubre en favor de Palestina. Después, se refirió al proceso Birpentsatzen puesto en marcha hace diez años por LAB, destacando su carácter pionero en el ámbito del sindicalismo vasco y que suposo cambios significativos en el mismo. Ahondando en esto, desgranó las decisiones tomadas en los últimos años por el sindicato. En primer lugar, la reconceptualización del conflicto de clases, que ha pasado del conflicto entre trabajo y capital al conflicto entre vida y capital. En segundo lugar, situar en el centro la situación de las mujeres* trabajadoras. En tercer lugar, la recomposición del sujeto de clase, abriéndola a nuevos sectores (riders y trabajadoras de hogar, entre otros). En cuarto lugar, el sindicalismo social, subrayando la decisión de LAB de intervenir también en el ámbito de la vivienda. Y en quinto lugar, la apuesta por trabajar el sindicalismo antirracista, que incluye también una crítica a la blanquitud. «Estamos renovando el sindicalismo vasco, con obstáculos, resistencias y dificultades», afirmó Arroyo.
Seguidamente intervino el sociólogo Dennis Merklen, miembro del movimiento de izquierda y liberación de Uruguay y profesor de la Universidad Nouvelle-París. Habló sobre los cambios que se pueden producir en la sociedad y en el mundo laboral, respondiendo a las preguntas que le hizo el secretario de Formación de LAB, Jagoba Zulueta. Sobre los cambios experimentados en los últimos diez años, se centró en el ámbito tecnológico, subrayando que éste se está desarrollando gracias a la iniciativa privada y que, en consecuencia, el sector privado está acumulando un enorme poder. También se refirió a la vinculación de las corporaciones tecnológicas con la creación del deseo y añadió que también actúan en beneficio del capitalismo, porque aumentan el individualismo.
Por otra parte, también puso en duda que el proceso de atomización sea imparable, destacando que en los últimos años han surgido nuevas formas de socialización. Aludiendo al caso de Euskal Herria, también alabó que «aquí este proceso no es tan profundo». No obstante, citó que los vínculos territoriales de las y los trabajadores se encuentran diluidos.
En cuanto a Europa, expresó su preocupación porque las guerras parecen inevitables, la desestabilización es grande y los estados están a la deriva (inversión belicista, mala acogida a las personas migrantes…). En relación con ello, se refirió también al miedo al futuro. Asimismo, sobre el auge de la ultraderecha, subrayó las diferencias entre los procesos de América y Europa y precisó que, en el caso de esta última, la influencia de la desindustrialización, la destrucción de la clase trabajadora y el impacto de la crisis de las izquierdas es evidente.
También reflexionó sobre la militancia, destacando que en los últimos años hemos pasado de las y los militantes «sellos de correo» a los y las militantes «post-it”, y que esto ha hecho aflorar problemas en relación con a la discplina.
Para terminar, y a preguntas de las personas asistentes, se refirió a que la izquierda tiene una crisis en torno a la utopía y subrayó que su misión es dar esperanza y denunciar el horror.
Planificación de las luchas desde la base
Valery Alzaga, mexicana afincada en Escocia, fue la segunda invitada internacional. Se trata de una organizadora sindical y activista por los derechos de las personas migrantes. Era su primera visita a Euskal Herria tras participar de forma telemática en los encuentros sindicales realizados hace dos años en torno al racismo. Se centró en las herramientas, estrategias y técnicas para vincular a los y las trabajadoras con la lucha sindical, basándose en su experiencia de más de 40 años. De hecho, comenzó a organizar a limpiadoras de grandes rascacielos de Estados Unidos de América; principalmente trabajadoras racializadas que los sindicatos tenían olvidadas y se encontraban en situación irregular. Posteriormente trabajó en Europa (Alemania, Suecia, Europa del Este).
Ha trabajado en la creación de campañas para conseguir de derechos, en gran medida innovadoras. En relación con esto, subrayó la importancia de actuar a la ofensiva en una intervención llena de energía y vitalidad, incidiendo en que el trabajo sindical debe ser creativo.
Trató sobre la planificación de las campañas. Así, destacó que había que definir bien el objetivo (empezando por el final) y que el trabajo hecho con la base, que se hace cara a cara y de forma individualizada con las y los trabajadores, es fundamental. Así, este trabajo permite activar a las y los trabajadores y convertirlos en motor de la lucha. «La base se construye en la lucha, ganando luchas y solucionando problemas concretos», puntualizó. Asimismo, abogó por actuar paso a paso mediante un proceso gradual que incremente el poder y la capacidad de influencia de los y las trabajadores.
También destacó la importancia de medir y evaluar todo lo que se trabaja a nivel organizativo. Asimismo, se refirió a que «tenemos que crear narrativas sociales, convirtiendo al sindicato en un instrumento de lucha que beneficie a todos y todas».
En la primavera de 2023 denunciamos públicamente que un documento de la Seguridad Social, que llegó a manos de LAB, preveía distintos pasos encaminados a posibilitar el desmantelamiento de los servicios públicos de salud, y que ello vendría de la mano del fortalecimiento de las Mutuas patronales.
Entonces, a raíz de aquella denuncia, el Gobierno de Navarra declaró que no daría vía libre a ese plan estatal de refuerzo de las Mutuas. En cambio, el Gobierno de la CAV (Comunidad Autónoma Vasca) no rechazó esta nueva vía de privatización.
Posteriormente, en diferentes comunidades del Estado, esos pasos se han ido materializando uno tras otro, contando incluso con el apoyo de CCOO y UGT dentro del plan de empleo de Navarra.
Ese plan no es más que otro paso hacia la privatización de la sanidad pública. El plan prevé distintos saltos, entre ellos: dejar en manos de las Mutuas el historial clínico de las personas trabajadoras; entregar a las Mutuas privadas algunos servicios importantes de Osasunbidea y Osakidetza; arrebatar a la atención primaria las competencias para dar bajas y altas médicas, transfiriendo esa potestad al médico de la empresa; y otras muchas medidas restrictivas.
Todas esas medidas están diseñadas para proteger la economía de las empresas, no para garantizar la salud de las y los trabajadores.
El sindicato LAB defenderá con firmeza el sistema público de salud y, ante esta situación, reclamará la publicación (estatización) de las Mutuas. De este modo, apoyará las diferentes iniciativas que persigan estos objetivos, entre ellas la campaña “Mutuak Stop”, puesta en marcha por diversos sindicatos y plataformas en defensa del sistema público de salud.