La brutalité des mesures annoncées par Paris doit nous insiter à nous organiser et à nous mobiliser

En Ipar Euskal Herria, la rentrée arrive avec de nombreux appels à la mobilisation. Après la journée de blocage du 10 septembre et la journée de grève du 18, la prochaine mobilisation est prevu pour le 9 octobre avec une journée de grève dans le secteur de la médecine sociale et la fonction publique. Nous devons utiliser ces mobilisations pour faire entendre la voix et la colère des travailleur.euses, et pour lutter en faveur de la justice sociale.

Bayrou et Macron veulent nous faire payer la facture du déficit qu’ils ont eux-mêmes creusé. À travers un discours de la peur, ils nous obligent à faire des sacrifices, alors que les ultra-riches ont doublé leur fortune en quelques années en réduisant leurs impôts et en utilisant des aides publiques données aux entreprises sans aucun contrôle.

La brutalité des mesures annoncées doit nous pousser à nous organiser et à nous mobiliser : suppression des jours de RTT, remise en cause de la 5e semaine de congés payés, gel des prestations sociales alors que la pauvreté augmente, gel des salaires des fonctionnaires et des agents publics sous contrat, réforme de l’assurance chômage, baisse des pensions des retraités…

Face à la mascarade politique parisienne, nous devons renforcer la démocratie et le pouvoir de décision des travailleur.euses. À cet égard, LAB revendique le rapprochement des instances de négociation collective en Ipar Euskal Herria. Créer nos propres outils en Euskal herria, c’est renforcer notre rapport de force et placer nos vies, plutôt que le capital, au cœur des décisions. Nous serons dans la rue pour revendiquer tout cela le 9 octobre prochain.