Nous serons aux cotés des travailleurs et travailleuses qui luttent pour défendre leurs conditions de travail


Depuis la dernière réforme des retraites de 2023 qui a rassemblé et mobilisé de nombreux travailleurs et travailleuses, la situation sociale, économique et politique dans l’état français est très instable. Aucune majorité gouvernementale ne
se dégage à l’Assemblée nationale, Macron s’accroche à son poste de président de la République, et les gouvernements se suivent et se ressemblent les uns après les autres, avec pour principal objectif de construire un budget à la baisse pour 2026.

Le département 64 va lui aussi faire des économies, et comme toujours, c’est le Pays Basque qui va principalement en payer les frais et notamment le secteur du social et du médico social. Depuis le 1er avril 2025, l’ensemble des salarié·es du médico-social se sont mobilisé·es à plusieurs reprises. Le 9 octobre derniers, LAB a réussi pour la première fois à impulser un appel à la grève décidée depuis le Pays Basque sans attendre les centrales syndicales françaises. Nous n’étions pas des millions dans les rues de Bayonne, mais c’est l’ensemble des travailleurs et travailleuses de tout un secteur qui se sont mobilisés derrière un appel construit en Pays Basque et depuis le Pays Basque.

Cela fait 25 ans que l’intersyndicale nous écarte ou boycott et décide sans nous des réponses à apporter aux différentes attaques d’où qu’elles viennent mais il est de plus en plus difficile pour elles de tenir cette ligne et surtout de mobiliser sans LAB. Dernièrement, la CGT, la FSU et Solidaires ont encore décidé depuis Paris de mobiliser le 2 décembre 2025 mais sans préparation ni organisation pour construire les conditions minimales pour en faire une journée réussie. Nous avons fait le choix de ne pas suivre cet appel sans lendemain et de concentrer nos forces sur le terrain aux cotés des travailleurs et travailleuses qui luttent pour défendre leurs conditions de travail comme le 27 novembre auprès des salarié·es de la SEAPB par exemple, ou encore en construisant des mouvements de grèves à venir dans les prochaines semaines à Atherbea où la direction essaie de faire payer aux salarié·es les choix budgétaires du département 64, ou encore dans la fonction publique avec un appel à la grève devant la mairie de Cambo-les-Bains pour le vendredi 5 décembre si le Maire ne stoppe pas immédiatement les réorganisations de services qui aggraveront encore plus les conditions de travail de dizaines d’agents publics Territoriaux.