Nous revendiquons l’alignement des conditions de travail et le retour à la gestion publique des services de soins privatisés

La majorité des services sociaux et de soins en Euskal Herria sont entre les mains du secteur privé. Autrement dit, les administrations publiques confient la gestion et l’organisation de ces services à des entreprises privées. Il est donc évident que les institutions basques privilégient le capital à la vie. Face à cela, nous tenons à affirmer que, dans cet effort collectif visant à placer la vie au centre, le syndicat propose une alternative.

Depuis des décennies, nous dénonçons la privatisation des services de soins, nous nous mobilisons contre les politiques privatisatrices menées par les partis et les institutions, et nous mettons en lumière la précarité que cela engendre pour la classe travailleuse. De plus, LAB s’engage fermement à placer en première ligne les travailleuses et travailleurs des soins privatisés. Au-delà de la dénonciation, le syndicat propose une alternative politique et syndicale pour améliorer les conditions de travail et de vie de ces professionnel.les.

Dans cette perspective, nous revendiquons d’une part le retour à la gestion publique des services de soins privatisés, car il est clair que les administrations utilisent tous les moyens — cahiers des charges, appels d’offres, lois ou budgets — pour poursuivre la privatisation et perpétuer la précarité dans ce secteur. LAB va donc impulser la lutte syndicale contre les politiques privatisatrices imposées par les mairies, les conseils départementaux et les gouvernements, en affirmant que les travailleuses et travailleurs des soins privatisés sont des agents publics. D’autre part, nous lutterons pour l’alignement des conditions de travail avec celles des agents de la fonction publique, afin de supprimer l’écart salarial que les administrations publiques maintiennent entre les différents personnels. Cette revendication sera au cœur des négociations des conventions collectives.

Dans les années à venir, à l’approche des élections municipales, nous chercherons la convergence entre les travailleuses des services de soins privatisés d’Iparralde et d’Hegoalde, en amenant au centre de la négociation collective l’alignement des conditions de travail et en luttant pour le retour à la gestion publique des services de soins privatisés. Le message est clair : il faut exiger que la gestion et l’organisation des multiples services de soins soient assurées directement par l’administration publique, en éliminant la privatisation sous toutes ses formes.